Etait-ce le dernier match d’Anelrakaille en équipe de France ?

Par (=S=)

Après les récentes révélations du journal l’Equipe qui rapporte que le sale gosse de Trappes a accueilli, jeudi dernier, les consignes de son sélectionneur par un très subtil « va te faire enculer, sale fils de pute », dans la logique de son éviction du terrain en deuxième mi-temps, espérons ne plus jamais revoir ce poète sélectionné en équipe de France. Non pas par quelque amour du maillot national, pour lequel je n’ai qu’une attention secondaire préférant de loin suivre le football en club, mais tout simplement pour l’idée que l’on se fait du sport en particulier et des relations humaines en général.

En effet, un joueur de football se doit d’écouter et de suivre les consignes de son entraineur / sélectionneur, comme un employé sait quel est son rôle dans l’entreprise qui le paye chaque mois. Parce que jouer dans un sport collectif comme le foot ce n’est pas simplement onze joueurs qui courent, plus ou moins vite, plus ou moins intelligemment, dans un  même  objectif. C’est aussi la force d’un schéma tactique qui rend les efforts complémentaires et convergents, de sorte que l’entraineur est vraiment le 13ème homme  sur le terrain (si on considère que le public est le 12ème). Il est toujours possible de contester le choix du coach, d’avoir une autre vision, tous les supporters le savent bien qui alimentent les trois quarts de leur discussion sportives au café du commerce de ces interminables débats. Mais si on veut que ça marche, une fois que la décision est prise, faut y aller. Un peu comme Descartes proposait d’aller toujours tout droit lorsqu’on est perdu dans une forêt1, faute de quoi on risque de tourner en rond et de mourir de faim. Eh oui, on peut apprendre des choses en lisant un billet footballistique, et l’étendue des apports du philosophe français à la marche à pied est d’ailleurs largement sous-estimée, tort que La catallaxine se fait fort ici-même de réparer, dussions-nous faire cohabiter à quelques siècles d’intervalle, dans un même billet, ce que la France produit de meilleur et de pire.

Revenons au football. Suivre les consignes, respecter le schéma, s’insérer dans un collectif, se plier à la discipline demandée, savoir se faire humble et comprendre qu’on ne peut gagner seul : les recettes sont connues, c’est vieux comme le monde et rappeler tout ceci revient un peu à réchauffer de l’eau chaude. Certes. Mais jusqu’ici la guerre du foot qui divise quelques clans dans l’équipe de France, a conduit ce groupe à se sortir laborieusement des qualifications pour ne pouvoir faire autre chose que de venir afficher en Afrique du Sud une indigence proche de la douche froide. Le jour où Franck ‘Escarreface’  Ribery, le petit caïd, et Anelrakaille se colleront ça dans la tête, cette équipe des bleus marquera peut-être autrement que par une main trop visible de Thierry Henry…

Bon, il y a aussi des incompatibilités insurmontables, de vraies incompatibilités sportives et non pas fruits de quelques rancœurs crapuleuses parce qu’un tel a une belle gueule qui fait de l’ombre à la mienne. Ça arrive. C’est le dilemme de l’entraineur qui se trouve avec deux bons joueurs, potentiellement titulaires indiscutables l’un comme l’autre, pour un même poste et doit en sacrifier un sur le banc faute de tout pouvoir changer d’un coup de baguette magique. Normalement, dans le meilleur des mondes, ceci ne doit pas arriver puisque l’entraineur en bon gestionnaire, ne va pas recruter deux individus identiques dans son équipe, sauf pour les grands clubs qui ont tellement de matchs à jouer qu’il en restera toujours assez pour tous. Mais le meilleur des mondes, hein … ?

Donc que fait alors le second, dans ce cas-là ? Tout bêtement, il change de club et va briller sous d’autres couleurs puisque grâce à l’arrêt Bosman le marché du travail dans le sport s’est largement ouvert. Mais évidemment ceci n’est pas possible en équipe nationale avec ses foutues nationalités qui divisent l’Humanité…

L’Humanité… Tout ça est encore donner trop d’importance à ce cochon écervelé qu’est Anelka et quelques uns de ses “camarades” de l’équipe. Moi en tout cas, je vais soutenir les joueurs de l’équipe de Corée du Nord : les pauvres gars vivent peut-être un des moments les plus intéressants de leur vie, en tant que malheureux compatriotes de Kim Il-sung dans cette immense caserne démocratique et populaire qu’est un des derniers bastions de la folie marxiste. Quatre d’entre eux ce sont par ailleurs apparemment fait la malle ! Je propose qu’on leur permette de continuer leur existence dans une démocratie libérale comme la France et qu’on parachute pour compenser quatre  joueurs des bleus − au hasard, le gang du gang bang  : Anelka, Ribery, la Govouzela , et monsieur je suis meilleur avec mon majeur qu’avec mes pieds, aka Gallas − sur P’yŏngyang sur fond de « cass’toi pov’ con ! » cher au bon président Nicolas Sarnelkozy.

La Catallaxine, des bons citoyens toujours prêts à servir le pays. Et Anelka, bon débarras !

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  1. « Ma seconde maxime était d’être le plus ferme et le plus résolu en mes actions que je pourrais, et de ne pas suivre moins constamment les opinions les plus douteuses, lorsque je m’y serais une fois déterminé, que si elles eussent été très assurées. Imitant en ceci les voyageurs qui, se trouvant égarés en quelque forêt, ne doivent pas errer en tournoyant, tantôt d’un côté, tantôt d’un autre, ni encore moins s’arrêter en une place, mais marcher toujours le plus droit qu’ils peuvent vers un même côté, et ne le changer point pour de faibles raisons, encore que ce n’ait peut-être été au commencement que le hasard seul qui les ait déterminés à le choisir : car, par ce moyen, s’ils ne vont justement où ils désirent, ils arriveront au moins à la fin quelque part, où vraisemblablement ils seront mieux qu’au milieu d’une forêt. […] » René Descartes, Discours de la méthode []

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Un commentaire pour “Etait-ce le dernier match d’Anelrakaille en équipe de France ?”

  1. (=S=) dit :

    Comment une interview peut rétrospectivement devenir un sketch :

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