Défaite de la France face au Mexique : le coq chante « cocorevoir » !

Par (=S=)

Un match (très) nul et une défaite contre le Mexique : et voilà, tout ça pour ça ! Fallait-il vraiment que Thierry Henry file un coup de main miraculeux à cette équipe sans âme, pour qu’elle ait juste l’occasion d’aller causer une petite polémique sur le prix de ses chambres d’hôtel en Afrique du sud, aider notre transit intestinal le temps d’un match ennuyeux contre l’Uruguay, puis aller s’empaler dans une défaite logique face à un Mexique qui n’a pas eu en face d’elle une vraie équipe mais une collection hétéroclite de onze individualités sans fonds de jeu, sans relief, incapable d’élever le niveau dans les coups durs. Cette équipe-là était taillée pour battre des Luxembourg, des Féroé, mais face à de vrais joueurs, non, elle n’a pas du tout l’allant d’une grande machine à gagner et on peut commencer à leur tailler un costard.

Une occasion pour les bleus de se servir de leurs pieds

Bien sûr, me direz-vous, l’haleine chargée de pastis — oui, oui, je me figure que mes lecteurs sont provençaux, les derniers de France qui savent encore ce que c’est le vrai football, vu qu’ils peuvent aller en voir toutes les deux semaines au stade Vélodrome —, les yeux rougis, du bleu à l’âme et effondré devant l’immaculée blancheur de cette case qui servait à noter le nombre de buts tricolores lors de cette Coupe du Monde 2010, l’air hagard et incrédules1, oui « bien sûr », me direz-vous, car vous aviez commencé une phrase au début, « c’est facile de tirer sur l’ambulance ».

Soit, je prendrais alors un air bravache et ma défense en vous rappelant, pochtrons footeux dépités, que non seulement personne à la Fédération n’y croyait, puisqu’avant même d’avoir commencé la compétition le sélectionneur avait déjà été remplacé2, mais que, du coup, j’aurais bien voulu rien que pour ça qu’ils fassent un beau parcours, pour que Raymond Domenech puisse encore la ramener fièrement et faire voler quelques plumes dans le poulailler, montrer sa quéquette à la télé à Estelle Denis en lui promettant quelques actions salaces dès le retour à l’hôtel, qu’il agace encore un peu, qu’il se fasse détester toujours plus, bref, j’avais de la sympathie pour ce type :  un mec qui fait l’unanimité contre lui ne peut qu’être un gars bien. Et puis j’aurais voulu voir la gueule du directeur commercial des magasins Saturn, devant la facture des télés à rembourser, à aller engueuler le pauvre jeune qui faisait son stage chez lui lorsque la décision a été prise en l’accusant d’avoir eu une idée débile ! J’aurais voulu voir la franchouille un chouilla gouailleuse tourner sa veste match après match et voir lesquels de cette bande d’hypocrites élevés en batterie, auraient jurés avoir toujours soutenus l’équipe, qu’eux aussi ils « kiffent Raymond », etc. ad vomitam… exactement comme ça s’était passé en 1998, où Aimé Jacquet s’était transformé du dernier des nuls3 au Napoléon du XXe siècle, après le 12 juillet. Nan, franchement je ne souhaitais que du bien à cette équipe, même si cela fait deux ans que je ne suis plus assidument ses matchs, et le premier qui dit le contraire n’a pas plus de jugeote que le joueur de vuvuzela n’a de vocabulaire – déjà en cas de victoire c’est pas bien folichon, où un très attendu « ouuuuaaaiiissss ! » remplace à 99,99% du temps le plus raffiné « comme je suis heureux de pouvoir partager avec vous ma joie de sentir comme une communion fraternelle nous emmener tel un seul corps dans un état de félicité que nous a apporté la victoire de notre équipe ». Oui, la dernière phrase est un début d’insulte : si tu veux te battre c’est maintenant.

Bon, allez, personne n’a la force encore d’en découdre, tout ça était cousu de fil blanc, et nulle surprise dans cette crise hexagonale qui va faire les beaux jours de L’Equipe et d’Eugène “on-reeeefait-le-match” Saccomano, toute la semaine et plus. Le Zahia Supa Crew est au fond du trou, le pays n’a même pas pris son pied comme la poule de luxe blonde en son temps, n’en a pas pour son argent, et a comme l’impression qu’on ça s’est passé où tu sais quand tu poses la question « c’est où » ? Un ami de Draguignan m’a même téléphoné hier soir pour me confier ses impressions: « je revois avec horreur une coulée de boue bleuâtre, et 23 vauriens qui viennent hanter le pays, mais sans pouvoir remplacer nos 22 voisins varois. »

Bon, ne cédons pas au marasme, réagissons !  Quelle suite pour cette équipe qui va se faire chambrer, et pas que par Rama Yade ?

Commençons par une chanson. Tous après moi :

Domenech, nech, nech s’en allait tout simplement,
Footu, pauvre et chancelant
En tous chemins, en tous lieux,
Il ne parle que des Bleus,
Il ne parle que d’Estelle et des Bleus.

Ribery sur son Benz Benz Benz

Moi, tout d’abord je propose une retraite internationale anticipée pour Govou et Anelka : franchement n’attendons pas qu’ils aient 62 ans pour ne plus les voir ! Quoique, dirons les mauvaises langues, on ne les a pas vraiment vus. A eux le point, mais l’idée est bonne : Laurent, Sydney et Nicolas, tu les oublies s’il te plait. Ensuite enlever Pierre Palmade des buts : je l’aime bien, mais bon, Lloris ça ressemble à llorar (pleurer), ça fout la poisse contre des équipes hispanophones et ça offre des jeux de mots trop faciles aux journalistes de ces pays même pas foutus de parler français. Et puis, mettre un défenseur central à la place d’Abidal qui a fait que dal hier, à part, comme d’habitude jouer comme un joueur à deux balles qui a coûté deux buts. Enfin dégonfler l’ego de Ribery : faut toujours un bouc émissaire lors d’une déconvenue, et comme il est toujours partant pour aller besogner le premier con venu s’offrir à lui, ça va être sa fête, anniversaire ou pas. Ils se sont crus trop beaux, même lui, le Joey Starr des surfaces, cette crapule rapide mais à l’intellect si développé qu’il crapahute souvent dans le vide4 : voilà qu’ils vont rentrer  en France plus vite que Speedy González, la souris la plus rapide de tout le Mexique.

Tiens oui, le Mexique, justement, je terminerai par une petite pensée pour Florence Cassez : comme elle va se faire casser en prison ! Et sa chambre à elle ne coûte pas 500€ la nuit !

Et pour finir en beauté, une chanson aux paroles de circonstance : « cucurucucu, cocoriculcul, aïe, aïe, aïe ! ». Hasta la victoria … ¡otra vez!

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  1. Ce en quoi je ne vous en veux pas, moi aussi j’abuse à l’anis depuis cette héroïque défaite de l’Espagne face à la Suisse, et comme vous il ne vaut mieux pas que je souffle dans le ballon en ce moment. []
  2. La classe ! Pourquoi donc avoir envoyé le hibou malaimé si personne ne le voyait par avance faire quoi que ce soit à ce Mondial  ? []
  3. Guivarc’h powaaa ! []
  4. Oui, c’est gratuit et alors ? C’est moi qui ai trouvé injuste qu’on s’attaque à sa vie privée lors de cette banale affaire d’adultère où il n’y avait vraiment pas de quoi fouetter un chat ; oui, c’est moi qui aime bien ce petit joueur et suis toujours le premier à les défendre face au populisme envieux du démago qui jalouse leurs femmes et leurs salaires, mais qui a dit qu’on n’avait pas le droit de brûler ses idoles et d’être de mauvaise foi lorsque le navire coule ? Tout le monde va se désolidariser, maintenant, pourquoi devrais-je rester intègre ? Et puis la palme du bon mot revient à Just Fontaine et son : « Ribéry ? Un jour, on a fait la bêtise de dire que c’était le cerveau de l’équipe, et depuis, il le croit. Il en dribble sept, mais le huitième lui prend le ballon.» []

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2 commentaires pour “Défaite de la France face au Mexique : le coq chante « cocorevoir » !”

  1. Anton Dertovk dit :

    Entendu chez Ruquier à l’instant : les français sont désormais surnommés les vuvuzetplulas !

  2. Coupe du Monde de Football 2010 en Afrique du Sud | Googliberté dit :

    [...] des matchs. Si l’on enlève les quelques commentaires dépités ou amusés qui ont suivi la défaite de l’équipe de France face au Mexique, pas grand chose question ballon [...]

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