Nicolas Culot
Par Marcus Levin
« Peu importe que la science soit fausse, il y a des avantages écologiques collatéraux… Le changement climatique offre la plus grande chance d’apporter la justice et l’égalité à la planète. » Christine Stewart, Ministre de l’Environment du Canada (Calgary Herald, 2003)
Nicolas Hulot a eu le culot de prétendre que Claude Allègre, écologiquement sceptique, avait contre lui toute la communauté scientifique. Seul contre tous ! Mais c’est tout simplement faux ! Belle désinformation. Et de toute façon, même si c’était vrai, l’argument du nombre serait tout à fait ridicule. En matière de vérité, la règle de la majorité est nulle et non avenue. (Thomas H. Huxley : « Celui qui fait progresser les sciences de la nature refuse absolument de se plier à l’autorité, en tant que telle. Pour lui, le scepticisme est le premier devoir : La foi aveugle est le principal péché impardonnable »)
Voici pourquoi c’est faux :
L’Oregon Petition est une déclaration de scientifiques du monde entier, rejetant la thèse « officielle » du réchauffement climatique et s’opposant au protocole de Kyoto. Elle a été organisée par l’Oregon Institute of Science and Medicine (OISM) entre 1999 et 2001, et continue à être signée par de nouveaux scientifiques aujourd’hui encore.
Selon les 19 000 scientifiques qui ont signé cette pétition :
« Il n’y a pas de preuve scientifique convaincante que l’émission de dioxyde de carbone, de méthane ou de gaz à effet de serre cause ou causera, dans un futur proche, un réchauffement catastrophique de l’atmosphère de la terre et une perturbation du climat terrestre. En outre, il y a des preuves scientifiques conséquentes qui montrent que l’augmentation de la concentration en dioxyde de carbone entraine de nombreux effets positifs sur l’environnement des végétaux et des animaux terrestres. »
De son côté, Wikibéral a eu l’excellente idée d’établir une liste de quelques scientifiques sceptiques concernant le réchauffement climatique parmi les plus connus.
Quelques sites à visiter :
Changement climatique (avec un manuel du sceptique à télécharger ici)




25 mai 2010 à 11 h 16 min
Bonjour,
Avant de répéter des informations pour le moins parcellaires, assurez-vous d’avoir fait une recherche bibliographique sur celui que vous mettez en avant… Savez-vous qu’il existe de très bons outils pour cela (à commencer par le plus simple : Google Scholar). Vous verrez ainsi que votre Marcel Leroux ou Claude Allègre ont une expertise bien maigre dans le domaine, comme le montre d’ailleurs son discours à l’oral.
Internet est un outil qui a été créé pour l’accélération du partage de la connaissance académique/universitaire. Je suis attêré de voir ce que vous en faites. Vous dégoûtez les scientifiques sérieux de la divulgation scientifique. Mais il est vrai que ce sont les risques de la démocratie : l’appropriation (légitime) de la connaissance par les citoyens implique des dérives comme celles que les personnes qui n’ont rien d’autre à foutre que d’inonder les forums de conneries, de contre-vérités ou de vérités partielles prennent le pas sur les citoyens sérieux et informés mais dont le sérieux au boulot fait qu’ils n’ont aucune envie de lutter contre les extrémistes comme vous.
A bon entendeur,
Signé : un chercheur qui en a marre des grandes gueules sur le web et qui, débordé comme beaucoup de ses pairs, a abdiqué face à la connerie.
26 mai 2010 à 17 h 59 min
Bonjour Matthias,
Votre commentaire n’en est pas vraiment un, plutôt une pose où vous voulez apparaître à votre avantage. On sent que ça vous fait du bien, et ça nous fait plaisir : c’est pour nous !
Pourtant, en somme, vous ne faites que
1) postuler notre ignorance ;
2) rabaisser deux scientifiques (pourquoi ces deux-là, alors que 19 000 sont cités et que Marcel Leroux n’apparait pas nommément dans cet article ? Un problème personnel ?) – et ce avec une « preuve » pour le moins risible – parmi les innombrables chercheurs qui doutent, et de plus en plus, des affirmations péremptoires de certains autres ; et
3) sous-entendre qu’au fond on devrait laisser Internet aux mains de « ceux qui savent » (dont vous faites évidemment partie), un peu comme ces 500 pétitionnaires qui ont demandé en mars dernier que le pouvoir politique (Pécresse en l’occurence) les soutienne et réagisse officiellement contre Allègre et Courtillot après des publications qui échappaient à l’inquisition et l’ostracisme qui ont cours actuellement dans le monde scientifique.
Le bateau du réchauffement climatique coule et vous, en fidèle suiveur, vous jouez encore du violon pendant le naufrage. C’est beau, mais souriez pour la photo s’il vous plait. Sans doute aussi ne trouvez-vous pas très commode que la branche sur laquelle vous vous êtes probablement reposé, casse. Finie la grande Cause dont vous étiez un valeureux soldat, exit l’épopée bonjour tragédie. Mais rassurez-vous, vous pourrez faire comme toujours : trouver de nouveaux moulins à vent à combattre et recouvrir de ce bruit à la mode la vacuité des combats antérieurs. Bullshit business as usual.
D’ailleurs, moi-même, j’ai décidé de soutenir un millénarisme sur deux et serai donc à vos côtés pour le prochain : pas toujours les mêmes qui ont le droit de jouer les héros éclairés ! J’ai déjà ma cape. A bientôt donc pour le refroidissement climatique à-cause-des-vilains-hommes-mais-nous-on-peut-planifier-une-belle-action-politique-et-taxer-au-passage-pour-sauver-le-monde.
Signé : un futur frère d’armes, qui a aussi envie de se mettre à table et n’a pas renoncé à faire partie de cette superbe avant-garde vaniteuse. Et sauvons la Terre !
9 juin 2010 à 14 h 58 min
Bonjour (=S=),
C’est vous qui vous trompez de cible.
Appliquez-vous toutes les contraintes du débat que nous nous appliquons et après nous pourrons discuter. Vous n’avez même pas daigné utiliser les outils que je vous proposais.
Revenez aux sources, ne laissez pas d’autres que vous vous dicter une opinion. Mais je ne suis pas sûr que ce soit la démarche des climato-sceptiques. C’est plutôt la même démarche de José Bové envers les transgènes : au lieu de se faire un opinion sur des faits, on colporte des « on dit que ».
Pauvre humanité, otage de la rumeur…